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NEWS: Prime supprimée pour cause de licenciement
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De nombreux employeurs décident de mettre en place un système de primes afin de motiver ou de récompenser leurs salariés. Dans un tel cas, c’est à l’employeur de définir les modalités d’attribution de la prime. Toutefois, comme nous allons le voir, la liberté de l’employeur se heurte à certaines limites.

L’histoire :

M. X bénéficiait chaque année d’un prime d’objectif. Or, il était précisé dans un document intitulé « politique d’attribution des primes d’objectif » qu’en cas de licenciement pour cause réelle et sérieuse, le versement de cette prime serait laissé à l’appréciation de l’employeur. Le document allait même plus loin en établissant qu’en cas de faute grave ou lourde, la prime d’objectif ne serait pas due au salarié.

M. X avait été licencié et il n’avait pas perçu sa prime d’objectif. Contestant cette mesure, il avait saisi le Conseil de prud’hommes.

Ce qu’en disent les juges :

Le fait de supprimer une prime d’objectif, en cas de licenciement, s’analyse comme une sanction pécuniaire. Or, il est depuis longtemps établi que les sanctions pécuniaires sont interdites.
L’employeur a donc été condamné à verser la prime à l’ex-salarié.

Ce qu’il faut retenir :

  •  Un employeur peut tout à fait décider que les salariés bénéficieront d’une prime d’objectif.

  •   Il peut, s’il le souhaite, rédiger un document fixant les modalités d’attribution de cette prime d’objectif.

  •   En revanche, l’employeur ne peut pas décider qu’en cas de licenciement la prime ne sera pas versée.

  •   En effet, la suppression d’une prime en raison du licenciement constitue une sanction pécuniaire illicite.


Arrêt de la chambre sociale de la cour de cassation du 20 décembre 2006, n°05-45365
 
 
 
 
Dernière mise à jour : ( 25-01-2008 )
 
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