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PRESSE: Protection sociale: les sujets sur la table

- Nicolas Sarkozy discute mercredi à l'Elysée avec les centrales syndicales et le patronat du calendrier des réformes de la protection sociale en 2008.

- Retraites, santé, dépendance et famille seront évoqués.

Dans une lettre aux confédérations syndicales et au patronat, le président de la république cite les réformes qu'il voudrait engager en 2008 en matière de protection sociale. Nicolas Sarkozy reçoit mercredi à l'Elysée les partenaires sociaux pour en fixer l'agenda. Retraites, santé, dépendance et famille, voici les grands sujets qui seront évoqués.

Retraites 

Un "rendez-vous" est prévu dans la loi Fillon de 2003 pour "garantir la pérennité financière" des retraites. Le gouvernement entend "acter" la hausse progressive à au moins 41 ans de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein, contre l'avis de la CGT, Solidaires (Sud), FO ou la FSU.
 
"Revalorisation des petites retraites et des pensions de réversion". Nicolas Sarkozy avait promis lors de la campagne électorale d'augmenter de 25% le minimum vieillesse et d'augmenter la pension versée aux veufs et aux veuves, à 60% du montant de celle du conjoint décédé contre 54% actuellement. Mercredi, François Fillon a annoncé qu'il allait "proposer" une augmentation de 5% du minimum vieillesse en 2008. Et de souligner qu'il s'agissait d'une "proposition" qui "mérite d'être discutée avec les partenaires sociaux".
 
"Poursuite des mesures en faveur de l'emploi des seniors". Le recul de l'âge de départ à la retraite recherché par la réforme Fillon ne s'est pas "vérifié", selon le Conseil d'orientation des retraites (COR). La France possède un des plus faibles taux d'emploi des 55-64 ans de l'Union
européenne.
 

Santé et assurance maladie

"Une meilleure répartition de l'offre de soins sur le territoire". Le gouvernement exclut toute fermeture d'hôpitaux de proximité, mais y prévoit des "transformations". Il souhaiterait modifier la "répartition inadaptée" de médecins libéraux sur "le territoire" au détriment de certaines zones rurales ou urbaines défavorisées, pointée par la Cour des comptes.
 
"Assurer la permanence des soins" (PDS, gardes et astreintes des médecins). Selon un rapport officiel, la PDS est "peu fiable" et souffre d'un "désengagement progressif des médecins libéraux" qui accroît l'activité des urgences hospitalières.
 
"Limiter les dépassements d'honoraires" des médecins. Ces surfacturations ont crû de "plus de 40% en dix ans en valeur réelle", devenant un "obstacle à l'accès aux soins", selon un rapport de l'Igas.
 
"Mieux organiser l'hôpital". Après avoir défendu en octobre l'"autonomie de gestion", Nicolas Sarkozy a plaidé en janvier pour un "changement complet de gouvernance" en 2008.
 
"Des solutions durables pour prendre en charge" les malades chroniques. Afin de favoriser la prévention, ces huit millions de malades (diabète, sida, Alzheimer, cancer..), qui entrent dans la catégorie des "ALD" (affection de longue durée) sont actuellement pris en charge à 100% par la "Sécu", représentant 60% de ses remboursements.
 
"Définir les conditions de l'équilibre financier de l'assurance maladie".
 

Prise en charge de la dépendance

La création d'une "5ème branche" de protection sociale (après vieillesse, maladie, accidents du travail/maladies professionnelles, et famille), permettra de financer la perte d'autonomie des personnes âgées, dont le nombre va s'accroître de 20% d'ici 2019, et des personnes en situation de handicap.
 
Le gouvernement devra trancher entre la part réservée à la solidarité nationale et celle relevant de la responsabilité individuelle (et de l'assurance privée). Cette "5ème branche" devrait être créée à partir de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), qui collecte notamment les 2 milliards d'euros générés par la "Journée de solidarité" instaurée en 2005 après les ravages de la canicule dans les maisons de retraite.
 

Famille

Nicolas Sarkozy a souhaité l'instauration d'un droit opposable à la garde d'enfants en 2012, mais la réforme ne devrait pas intervenir en 2008. Dans sa lettre, il n'en fait pas état, appelant à "développer les dispositifs de garde d'enfants".

Source : LCI.fr - le 06/02/2008 - Accéder à la rubrique "Social"

 

 
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