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PRESSE : Jeunes: les entreprises appelées à "profiter" des aides pour embaucher vite
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PARIS (AFP) — Le gouvernement a sonné l'appel à la mobilisation pour les jeunes mardi en incitant les entreprises à "profiter" des aides publiques pour recruter vite et en grand nombre des apprentis et des jeunes en contrat "pro", alors que le défi s'annonce "immense" à la rentrée.

Les 15-25 ans auraient dû bénéficier du retournement démographique et des nombreux départs en retraite, mais se retrouvent aux premières loges de la crise (+40% à Pôle Emploi fin avril en catégorie A, contre +24,6% en moyenne).

Même les contrats en alternance, plébiscités car ils alternent cours à l'école, formation sur le tas et permettent de gagner un peu d'argent, ont plongé (-27% sur janvier-avril comparé à la même période de 2008).

Or, ce sont dans les trois premiers mois de la rentrée, septembre, octobre, novembre qu'environ la moitié des contrats en alternance sont normalement signés, souligne l'entourage du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez.

"C'est un immense défi, on ne veut pas de jeunes qui se retrouvent sur le carreau", a reconnu M. Wauquiez, alors que Pôle emploi est submergé avec l'équivalent depuis janvier d'un à deux demandeurs d'emploi venant s'inscrire toutes les minutes.

Sept semaines après l'annonce d'un "plan d'urgence", quatre décrets sont parus au Journal officiel mardi, instituant des primes pour les employeurs recrutant avant le 30 juin 2010 un ou plusieurs jeunes en apprentissage (1.800 euros) ou en contrat de professionnalisation (1.000 à 2.000 euros).

Toute entreprise embauchant un apprenti avant le 30 juin 2010 sera exonérée de cotisations sociales, une faveur auparavant réservée aux très petites entreprises.

L'employeur n'aura pas le droit d'embaucher un apprenti sur un poste pour lequel il a procédé à un licenciement économique six mois avant.

Les aides s'appliquent rétroactivement aux embauches faites depuis le 24 avril, date d'annonce du plan d'urgence d'1,3 milliard d'euros, dont 40% sous forme de primes aux employeurs (546 M EUR). Le patronat était très demandeur.

"Les mesures sont là, l'argent existe, le financement est organisé, les dispositions juridiques sont d'une simplicité extrême, maintenant il faut y aller!", a lancé Martin Hirsch, venu avec M. Wauquiez dans un Centre de formation des apprentis (CFA) parisien, l'école Grégoire-Ferrandi.

"Maintenant, on souhaite que l'ensemble des CFA fassent le plein, que des entreprises, qui avaient des apprentis, puissent en avoir un de plus qui ne va pratiquement rien leur coûter, voire deux ou trois", a-t-il dit.

"On souhaite que les entreprises qui ont pris des jeunes en stages profitent de la prime de 3.000 euros. Oui, qu'elles profitent, si cela profite au jeune", a ajouté le Haut commissaire à la Jeunesse.

Pour bénéficier de la prime ponctuelle pour l'embauche d'un stagiaire, le contrat doit être CDI, au moins à mi-temps et signé avant le 30 septembre.

Le versement des aides est confié à Pôle emploi.

Les hôtels, cafés et restaurants ne pourront cumuler cette manne avec l'aide spécifique au secteur. Les professionnels du secteur ont d'ailleurs pris des engagements pour embaucher 40.000 jeunes, contre la réduction de la TVA à 5,5%, a rappelé M. Hirsch.

Interrogé pour savoir si parallèlement aux sommes débloquées pour les employeurs, il y aurait aussi de l'argent pour le logement des jeunes, MM. Hirsch et Wauquiez ont précisé vouloir "mettre le paquet là-dessus" dans la négociation des contrats d'objectifs entre l'Etat et les Régions.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés
Dernière mise à jour : ( 10-09-2009 )
 
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