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PRESSE: Emploi - Sanctions contre les chômeurs : les six mois fatidiques
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Le journal Les Echos révèle ce projet de sanctions destinées à décourager ceux qui s'installeraient "trop durablement" dans le chômage.

Au bout de six mois, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré 70% de son salaire antérieur.

Alors que le gouvernement doit entamer jeudi ses consultations avec les syndicats pour préparer le projet de réforme de l'assurance-chômage, on en sait un peu plus sur les pistes privilégiées. S'il faut en croire le journal Les Echos, le plan gouvernemental prévoirait "des sanctions renforcées au bout de six mois" pour les chômeurs s'installant "trop durablement" dans le chômage.

"Pendant les six premiers mois, le chômeur serait tenu d'accepter tout emploi en conformité avec sa formation, ses qualifications, son salaire, sa vie familiale, etc., sans que ceux-ci donnent lieu à des critères chiffrés", écrit le quotidien économique. "Mais la donne changerait radicalement au bout de six mois", ajoute-t-il. "Ce délai écoulé, le chômeur devrait accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré, par exemple, au moins 70% de son salaire antérieur".

Les syndicats montent au créneau

Interrogé à ce sujet, l'entourage de la ministre de l'Economie et de l'Emploi a déclaré lundi, sans s'engager davantage, que "plusieurs scénarios seront concertés avec les partenaires sociaux à partir de jeudi". Avant la conférence Etat-syndicats-patronat du 6 mai sur la renégociation de l'assurance-chômage, Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez recevront en effet jeudi à tour de rôle Bernard Thibault (CGT), Pierre Martin (UPA), Jean-François Roubaud (CGPME) et Bernard Van Craeynest (CFC-CGC).

Mais malgré la réponse prudente de l'entourage de Christine Lagarde, les syndicats montent au créneau. Pour Gabrielle Simon (CFTC), "cette idée est le fruit d'une représentation erronée, selon laquelle les chômeurs sont paresseux. Le fait que 43% des chômeurs indemnisés sont en activité réduite montre que ce ne sont pas des personnes qui refusent de travailler". Prudente, la présidente du Medef Laurence Parisot a souhaité pour sa part dimanche que les conditions dans lesquelles les chômeurs pourront refuser un certain nombre d'offres d'emploi "soient étudiées" entre partenaires sociaux, et non pas imposées par le seul gouvernement.

Le Code du travail permet déjà à l'ANPE de radier les demandeurs d'emplois refusant une offre d'emploi correspondant à leur qualification, à leur expérience, au niveau de salaire pratiqué dans la région ou à leur possibilité de mobilité géographique. Chaque mois, l'ANPE radie environ 1500 demandeurs d'emploi pour refus d'emploi, a indiqué jeudi le directeur général de l'Agence Christian Charpy. Le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux doivent discuter du projet de réforme durcissant ces conditions "jusqu'à sa présentation officielle" le 6 mai lors d'une "rencontre tripartite" avec le gouvernement, le patronat et les syndicats.

Source LCI.fr - le 14/04/2008 - Accéder à la rubrique économie

 

Dernière mise à jour : ( 09-05-2008 )
 
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