| Dernière mise à jour : ( 12-06-2008 ) |
| PRESSE: Emploi - Bertrand "ne croit pas aux quotas" pour les seniors |
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Le ministre du Travail assure que cette piste ne figure pas parmi celles étudiées pour favoriser l'emploi des seniors dans les entreprises.
Travailler plus longtemps : si les Français n'y sont pas réfractaires, la réalité du marché du travail est plutôt marquée en France par un taux d'emploi des seniors particulièrement bas. Seulement 37, 7% des 55-64 ans travaillaient en 2005 en France. Après l'Italie, c'est le taux d'emploi des seniors le plus bas d'Europe. D'où l'idée du gouvernement d'inciter les entreprises à les embaucher davantage.
Par quel biais ? Le ministère du Travail assure en tout cas que Xavier Bertrand "ne croit pas aux quotas" pour favoriser l'emploi des seniors. Selon le ministère, il travaille sur d'autres pistes pour améliorer leur employabilité. Dimanche, sur Canal +, Xavier Bertrand a notamment indiqué qu'il travaillait sur un assouplissement du dispositif de "cumul emploi-retraite", avec notamment une révision des plafonds, le temps partiel ou le développement du tutorat. Il avait aussi précédemment évoqué le fait de pouvoir "taxer plus lourdement" les entreprises "qui continueront obstinément à refuser de jouer le jeu" en matière d'emploi des seniors, son entourage évoquant alors l'étude d'un système de "bonus-malus". Un système "arbitraire et injuste" Qu'il s'agisse de quotas ou de "bonus-malus", l'idée ne suscite en tout cas pas l'enthousiasme au Medef. "Un système de bonus-malus basé sur le taux d'emploi des seniors dans les entreprises serait par définition arbitraire et injuste", estime Jean-René Buisson, président de la commission protection sociale du Medef, mardi dans Les Echos. Selon lui, "les entreprises qui sont déjà performantes en ce domaine auraient droit à des bonus quand, par exemple, une start-up embauchant massivement, mais n'ayant pas de salarié de plus de 55 ans, serait pénalisée". La question est en tout cas sur la table : le ministre du Travail Xavier Bertrand doit recevoir lundi en bilatérales les partenaires sociaux, à qui il dévoilera probablement les grandes lignes de la réforme. Autre problème pour le Medef : Xavier Bertrand avait déclaré le 3 avril à propos des nouvelles sources de financement envisagées pour le système de retraites, qu'il souhaitait "baisser les cotisations chômage et augmenter à due concurrence les cotisations retraite". Mais Jean-René Buisson assure dans Les Echos : "Nous ne sommes pas favorables à un tel transfert, alors que l'on est encore loin du plein emploi", estimant qu'il s'agit là d'une "solution de facilité qui ne règlerait en rien les problèmes à long terme". Le président de la commission protection sociale du Medef rappelle que son organisation préconise pour sa part de "relever l'âge légal de la retraite, comme l'ont fait tous les pays européens", ce que le gouvernement n'envisage pas à ce stade, comme l'a répété à plusieurs reprises Xavier Bertrand.
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