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PRESSE: Chômage - L'offre "raisonnable" au menu des discussions
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Le gouvernement, qui réunit ce mardi les partenaires sociaux, doit revenir sur la définition de cette offre que serait obligé d'accepter un chômeur au bout d'un certain temps sans travail.
Les syndicats sont inquiets de cette proposition.

Les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et patronales (Medef, CGPME, UPA) se retrouvent ce mardi après-midi à Bercy avec la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez. Au programme des discussions : méthode et calendrier des chantiers 2008 concernant l'emploi, situation des régimes d'indemnisation du chômage et le sujet qui fâche les syndicats, l'offre "raisonnable" d'emploi. Jugeant que "la définition actuelle de l'offre raisonnable d'emploi est très floue", le gouvernement explique qu'il "tient à procéder à une clarification" et que "la plupart de nos partenaires européens ont des systèmes reposant sur des critères définis de manière objective".


La future législation controversée envisage de soumettre les chômeurs à des sanctions (baisse ou suppression d'indemnisation) en cas de refus de deux offres d'emploi "raisonnable". Après un an de chômage, serait considéré comme raisonnable tout emploi d'un montant supérieur à l'allocation chômage (souvent 57,4% du salaire antérieur), compatible avec les qualifications et avec un trajet de 30 km maximum ou une heure de transport en commun entre domicile et travail. Au-delà de six mois sans emploi, il devrait accepter un emploi "rémunéré à 80% du salaire antérieur" et n'entraînant pas un trajet de plus de 30 km ou un temps de transport en commun supérieur à 1 heure entre le domicile et le lieu de travail. Après trois mois de chômage, le chômeur ne pourrait refuser deux fois un emploi "compatible avec ses qualifications", "rémunéré à 95% du salaire antérieur", "dans la zone définie".
 
"Sanctions aveugles"
 
Avant même la réunion de mardi, de vives critiques ont surgi de la part des syndicats. Le leader de la CGT Bernard Thibault, reçu à Matignon lundi, a refusé "de voir les salariés français être contraints d'accepter une forme de dumping social". "Sur la méthode et le fond, c'est scandaleux. Le gouvernement a décidé de faire une grand messe et de définir unilatéralement et restrictivement l'offre valable d'emploi, sans préciser le type de contrat de travail", a réagi Maurad Rabhi (CGT).
 
Jean-Claude Mailly (FO) a estimé que "si un emploi dit valable c'est un CDD de trois mois, c'est exclu pour nous". Pour François Chérèque (CFDT), "une règle qui s'applique d'en haut pour tout le monde, c'est ridicule". De son côté, Alain Lecanu (CFE-CGC) a jugé que "le gouvernement met la charrue avant les boeufs, veut renforcer les sanctions mais n'évoque pas l'accompagnement des chômeurs".


Source : LCI.fr - 05/05/2008 - accéder à la rubrique économie

 

Dernière mise à jour : ( 07-07-2008 )
 
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