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TENDANCES: Mille euros... pour renoncer à faire grève
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GT Logistics propose à ses salariés un "contrat de garantie de permanence de prestation". Le deal : une avance de 1000 euros, remboursable en cas de grève.

La CFDT compte agir en justice pour dénoncer un contrat qu'elle pense illicite.

La CFDT-Transports d'Aquitaine s'offusque: "Face à un mouvement collectif du personnel qui proteste contre le blocage des négociations salariales par la direction, l'entreprise n'a rien trouvé de mieux que de proposer de racheter le droit de grève". La proposition est en effet inédite: un "contrat de garantie de permanence de prestation" doté d'une avance de 1.000 euros... remboursables en cas de non respect des engagements. En clair, en cas de grève. C'est ce que la direction a offert aux salariés du site de Tarnos, dans les Landes.

Le site, qui emploie une centaine de personnes, est touché depuis plusieurs  jours par des débrayages dans le cadre des négociations salariales annuelles, selon Pierre Prat, délégué syndical CFDT de GT Logistics. L'entreprise, qui assure la logistique du fabricant de moteurs d'hélicoptères Turboméca, filiale de Safran, est en pleine renégociation du contrat avec son client.

Le droit de grève remis en cause ?

Evoquant cette période tendue, le PDG Eric Sarrat rappelle que le contrat fait "obligation de maintenir une garantie de prestation" et que c'est dans ce contexte qu'il a décidé de "récompenser" les salariés qui assurent cette continuité en "attribuant une avance permanente". Pour lui "il ne s'agit en aucun cas d'un rachat du droit de grève. Les salariés qui signent ce contrat peuvent faire grève où ils veulent et quand ils veulent". Eric Sarrat a refusé de préciser le nombre de salariés ayant signé ce contrat mais a indiqué qu'un "grand nombre y a été sensible".

De source syndicale, on estime à une cinquantaine le nombre de salariés ayant accepté l'offre. "On se croirait revenu au temps du Comité des forges où les patrons achetaient la paix sociale avec les bonnes œuvres de leurs épouses et cassaient les grèves", peut-on lire sur le tract de la CFDT distribué devant Turboméca par une quarantaine de salariés observant un débrayage d'une heure. La CFDT a annoncé son intention d'agir en justice pour dénoncer un contrat qu'elle pense "illicite".

Source : LCI.fr - K.P. - le 20/02/2008 - accéder à la rubrique "social" de LCI

 

Dernière mise à jour : ( 10-04-2008 )
 
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