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Selon le dernier rapport d'UNISTATIS (ASSEDIC) : 2005 voit une une consolidation des créations d'emplois.
Vous trouverez ci-après le résumé de l'étude qui permet de mieux appréhender les secteurs les plus dynamiques. On peut également constater la meilleure croissance des effectifs dans les entreprises de 5 à 19 salariés.
1. Après avoir légèrement rebondi en 2004, l’emploi salarié poursuit sa progression en augmentant de 0,7% en 2005. Au regard d’une croissance économique de 1,2%, la création de 107 800 postes de fin décembre 2004 à fin décembre 2005 fait de 2005 la meilleure année depuis 2001. La reprise de l’activité économique en 2004 ne s’était pas traduite par les créations d’emplois normalement escomptées du fait de réserves de main-d’oeuvre dans les entreprises, suite à trois années pendant lesquelles l’emploi n’avait pas suivi le rythme de décélération du PIB. Ainsi, l’augmentation de l’emploi salarié s’était limitée à 0,3% alors que la croissance économique avait atteint 2,0%.
L’année 2005 voit le retour à la corrélation habituelle entre le PIB et l’emploi. Cette hausse de l’emploi porte à 15 977 870 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels au 31 décembre 2005, niveau jamais atteint auparavant.
2. Le nombre d'établissements est en progression de 0,3%, atteignant 1 547 655 unités au 31 décembre 2005. Cette hausse concerne principalement les établissements de petite taille employant entre 5 et 19 salariés. A l’inverse, les établissements de moins de 5 salariés et ceux de 200 à 499 salariés voient leur nombre baisser respectivement de 0,2% et 0,1%.
3. La hausse du nombre des établissements de petite taille de 5 à 19 salariés s’accompagne d’une croissance de leurs effectifs (+1,5%), qui représente 51,0% de l’ensemble des créations nettes d’emplois en 2005. L’effet est plus particulièrement marqué sur les établissements de 10 à 19 salariés (+2,3 % sur un an, soit +42 200 salariés).
4. En recul depuis 2001, l’emploi du secteur industriel a poursuivi sa baisse en 2005 en perdant 85 700 postes (–2,4% en un an), représentant toutefois 6 500 suppressions de postes de moins que l’année précédente. Comme en 2004, la hausse de l’emploi dans la construction et le tertiaire a fait plus que compenser la réduction des effectifs industriels. La construction, dont la hausse d’effectifs est sensiblement supérieure à celle de 2004 (+3,5%, soit 1,7 point de plus), a progressé de 45 400 emplois. De même, le tertiaire (+1,3%) a créé 147 400 postes, soit plus d’un quart de plus qu’en 2004. Il faut toutefois noter que si l’on comptabilisait l’intérim dans les secteurs
utilisateurs, la croissance de l’emploi serait plus importante dans le secteur tertiaire (+1,5% contre +1,3% y compris tout l’emploi intérimaire) ainsi que dans celui de la construction (+3,9% contre +3,5% hors intérim). Inversement, l’industrie perdrait plus d’emplois (–2,7% contre –2,4% hors intérim).
5. Un peu plus de la moitié des régions et les deux tiers des départements ont créé des emplois en 2005. En tête des régions figurent la Corse (+3,7%), Languedoc-Roussillon (+2,1%), Midi- Pyrénées (+2,0%), Provence-Alpes-Côte d’Azur (+1,6%), Aquitaine (+1,4%) ainsi que Pays de la Loire (+1,2%) et Bretagne (+1,1%). A l’opposé, se situent les régions Franche-Comté (–0,7%), Champagne-Ardenne et Lorraine (–0,6% chacune) et Nord-Pas-de-Calais (–0,5%).
6. En Outre-mer, l’emploi progresse partout à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon.
7. L’évolution de l’emploi en 2005 est révisée à la hausse de 0,1 point par rapport à l’estimation réalisée à partir des statistiques trimestrielles (+0,7% observée contre +0,6% estimée).
8. La hausse de l’emploi en 2004 n’est pas révisée. Elle s’établit de façon définitive à +0,3% en glissement, soit 48 760 créations nettes d’emplois salariés.
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