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Une entreprise française sur cinq prévoit d’accroître ses effectifs.
Des créations nettes d’emploi pour 40% d’entre elles Etude « RH et
engagement des talents » PwC
Dans une enquête conduite par le cabinet PwC auprès de plus de 1100
entreprises (Europe et Etats-Unis), les DRH envisagent de renouer avec
les recrutements en 2011. Cette volonté se heurte, pour la moitié des
entreprises, à la difficulté d’attirer des candidats qualifiés. De ce
fait, les entreprises se tournent de plus en plus vers les ressources
internes et cherchent de nouveaux leviers de rétention des talents.
I – Des intentions d’embauche à la hausse en 2011
En 2011, environ 20% des entreprises françaises envisagent d’accroître leurs effectifs,
contre 14% en 2010. Loin d’être limitée à la France, cette tendance est
globale en Europe (23% en moyenne) et aux Etats-Unis (28%).
« Les perspectives de croissance se sont nettement améliorées pour
les entreprises françaises. Plus important encore, cette hausse des
intentions d’embauche n’est pas seulement un effet de rattrapage mais
correspond également à des créations nettes d’emploi dans près de 40%
des cas », analyse Daniel Giffard-Bouvier, associé People & Change, PwC.
II – Une pénurie de ressources qualifiées selon les DRH
En France, plus de 50% des entreprises estiment qu’elles auront des difficultés à recruter des candidats disposant des compétences requises
pour accompagner leurs projets de développement. C’est un constat plus
répandu qu’en Europe puisque 40% des entreprises en moyenne estiment
faire face à une carence des compétences. C’est moins le cas aux
Etats-Unis, où seulement 27% des entreprises expriment cette difficulté.
Par ailleurs, la difficulté à attirer les talents s’avère la préoccupation la plus forte des DRH en France,
devant la capacité à retenir et développer ces talents, alors que c’est
l’ordre de priorité inverse qui s’affiche dans la plupart des autres
pays.
“Pour répondre à cet enjeu, les entreprises françaises devront
combiner différents leviers pour attirer les bons profils : un meilleur
ciblage des viviers de candidats potentiels -le « sourcing »-, un
travail approfondi sur l’image employeur et le positionnement
différenciant de l’entreprise, et enfin des parcours d’intégration
incluant des formations complémentaires d’adaptation”, commente Daniel Giffard-Bouvier.
III – Des outils de fidélisation à renouveler
Au regard de ces constats, 80% des dirigeants d’entreprises déclarent
devoir changer de manière significative leur approche en matière de
gestion des talents. Cette évolution passe notamment par une approche
renouvelée de la fidélisation des collaborateurs.
Ainsi, 68% des entreprises françaises souhaitent promouvoir la mise en place de modes de rémunérations différées
pour fidéliser leurs collaborateurs, incluant par exemple des
mécanismes de rémunération indexés sur le cours du titre de
l’entreprise, en action ou en espèces dits « LTIP ». Ce niveau est
sensiblement plus élevé que la moyenne des pays interrogés, qui s’élève à
52%.
A contrario, les leviers de motivation non monétaires sont perçus
comme moins prioritaires en France, plébiscités par 28% des entreprises
seulement contre 72% en Grande-Bretagne.
Il existe pourtant une grande variété d’outils de rétention disponibles :
- L’élargissement des rôles et responsabilités dans l’entreprise ; le renforcement de l’autonomie et de la délégation,
- La flexibilité dans l’organisation du temps de travail,
- Le développement de la mobilité internationale.
Sur ce dernier volet, une récente enquête conduite par PwC
indique que la mobilité internationale est plus que jamais au cœur des
préoccupations des entreprises : le nombre d’expatriés a augmenté de 25%
ces dix dernières années, et les entreprises prévoient une nouvelle
hausse de 50% à horizon 2020.
« Il apparaît en effet que l’expatriation est un moyen de
conserver des ressources rares, tout en poursuivant la conquête de
nouveaux marchés afin d’assurer la pérennité de l’entreprise. De
plus, les expatriés jouent un rôle essentiel dans la formation des
talents locaux », souligne Pascale Jouble, Associée Human Resource Services, PwC.
Méthodologie
L’enquête a été menée par Lighthouse pour PwC dans 15 pays en Europe
et aux Etats-Unis auprès des Directeurs des Ressources Humaines de 1100
entreprises. Cette étude a été réalisée au dernier trimestre de l’année
2010 et se base sur un échantillon composé de petites, moyennes et
grandes entreprises. L’échantillon pour la France comprend 50
entreprises.
Méthodologie Talent Mobility 2020 : l’étude a été construire sur une
base de données de 900 entreprises suivies depuis 18 ans, et s’appuie
également sur des études précédentes de PwC, dont CEO Global Survey,
Managing Tomorrow’s People, Survey of millenials (interview de plus de
4000 représentants de la Génération Y).
A propos de PwC
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et de conseil créatrices de valeur pour ses clients, en privilégiant des
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Source : PWC
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